Rastafarian History One Part. "Regardez Vers L'Afrique Ou Un Roi Sera Couronné"

Rastafarian History One Part. "Regardez Vers L'Afrique Ou Un Roi Sera Couronné"
"ONE LOVE
ONE PEOPLE
ONE DESTINY"


Ci-joint, Marcus Garvey, précurseur de tous les mouvements existentialistes noirs, premier homme a proner l'égalité entre l'homme noir et l'homme blanc, fondateur de la très célébre UNIA (United Negro Movement Association), premier mouvement international de masse destiné aux noirs.






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Depuis son arrivée dans le Nouveau Monde, le peuple noir a toujours combattu le racisme, la domination coloniale et l'esclavage.
La Résistance a commencé sur les bateaux des contrebandiers et s'est pours
uivie jusqu'à aujourd'hui. En effet, malgré le décret d'émancipation en 1834 qui a permis à tant d'esclaves de vivre dignement, il est apparu que, plusieurs fois, les droits de l'homme n'ont pas été respectés. La liste des martyrs pour la libération du peuple noir est longue, certes et les moyens qui ont été mis en oeuvre à cet effet furent nombreux, que ce soit pacifiquement ou par des actions militaires.
Mais le plus important fut sans conteste celui de
Marcus Garvey et de l'Universal Negro Improvment Association (U.N.I.A.) qui a permis le regroupement du peuple africain dans sa lutte pour l'égalité des droits sous une seule devise: "L'Afrique pour les Africains, aussi bien ceux qui y sont que ceux qui n'y sont pas. Nous devons tous avoir un seul Dieu, un seul objectif et un seul Destin" (traduction libre de l'auteur).
En 1930 en Ethiopie, Ras Tafari Makonnen fut couronné Roi des Rois sous le nom de Haile Selassie Ier, ce qui ouvrit un nouveau chapitre agrémenté de connotations religieuses dans la lutte.Le couronnement d'HIM avait poussé les jamaïcains à se plonger dans la
Bible ainsi que les enseignements de Garvey.
De ces études surgirent ceux qui furent consi
dérés comme les piliers du rastafarisme, à savoir, Leonard Howell, Joseph Hibbert, Archibald Dunkley, Paul Earlington, Vernal Davis et Ferdinant Ricketts.


Merci à NATTY SPLIFF pour son excellent taf

# Posté le jeudi 05 mai 2005 12:30

Modifié le dimanche 03 juillet 2005 09:33

Rastafarian History Part Two. "Jump Jump Jump Nyabinghi"

Rastafarian History Part Two. "Jump Jump Jump Nyabinghi"
Durant la Seconde Guerre Mondiale, lors de l'attaque de l'Ethiopie par l'Italie, considérée comme le combat du bien contre le mal, fut créée aux Etats-Unis à New-York, avec l'aide des 6 hommes précédemment cités, l'Ethiopian World Federation, sous l'égide de l'Empereur Haile Selassie 1er. Le but de cette organisation était de restaurer la souveraineté de l'Ethiopie. Après la fin de la guerre et la capitulation de l'Italie, HIM Haile Selassie offrit à tous les descendants africains qui aspiraient à revenir sur la terre de leurs ancetres, un terrain à Shashamane. Il était temps de changer l'histoire et d'ouvrir au peuple noir de nouveaux horizons.
Cela marqua entre autres le début des combats pour l'indépendance des pays africains.

En Jamaïque, l'influence d'HIM Hailé Selassié entraina la création de mouvements comme Nyabinghi, l'Ethiopian National Congress ou Bobo dreads, les Douzes Tribus d'Israel pour n'en citer que quelques-uns. Les Douzes Tribus d'Israel, fondées par le Prophète Gad, ajoutèrent une autre dimension religieuse au mouvement de libération. En effet, celui-ci préconisait comme voie, l'enseignement de la Bible à toutes les races ainsi que la reconnaissance de Jésus-Christ. Le salut de chacun réside dans la lecture de la Bible, un chapitre par jour, et dans la reconnaissance en tant que fils spirituels de Jacob. Mais celui qui fut considéré comme véritable créateur du Rastafarisme est sans conteste Leonard Howell.
Ancien soldat de la Guerre d'Ashanti, parlant plusieurs langues africaines
et ayant été en voyage aux USA ou il fut témoin du rascisme que subissaient les noirs, il fut le premier à emettre l'idée que HIM serait le Dieu Vivant. Cela poussa Archibald Dunkley à étudier encore plus profondément la Bible durant 2 ans et demi pour y voir un signe qui corroborerait les dires d'Howell.Dunkley fut convaincu par l'étude d'Ezechiel 30, 1Timothée 6, ainsi que par le livre des Révélations 17 et 19.
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# Posté le samedi 14 mai 2005 16:20

Rastafarian History Part Three "A Revolution To Find A Solution"

Rastafarian History Part Three "A Revolution To Find A Solution"
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Mais le passage le plus important de la Bible reste dans le Livre des Révélations (Apocalypse) 5, versets 1 à 5:
Et je vis un Ange puissant qui procla
mait d'une voix forte
Qui est digne d'ouvrir le livre et de rompre les sceaux?
Mais nul, dans le ciel, sur la terre ni sous la terre n'av
ait le pouvoir d'ouvrir le livre, ni d'y jeter les yeux
Mais un des anciens me dit: ne pleure pas
Voici, il a remporté la victoire, le Lion de la Tribu de Juda, le rejeton de David:
Il ouvrira le Livre et ses septs sceaux"

Cela convainc Dunkley et il décida d'ouvrir une mission à Kingston pour enseigner que Ras Tafari était Dieu et le descendant de David.
La création du Pinnacle Commune par Howell
vers le début des années 40 se basant, outre la consommation de ganja qui alors était considéré comme illégale, sur 6 principes fondementaux lui attira les foudres de la police et du gourvernement britannique.

Ces 6 principes qui menèrent à son arrestation et q
ui lui valurent 2 ans d'emprisonnement étaient:

- la haine des Blancs
- la supériorité du peuple noir
- la vengeance sur les blancs pour leur m
alveillance
- le refus, la persécution et l'humiliation du gouvernement britannique en Jamaïque
- la préparation du retour en Afrique

- la reconnaissance d'HIM Hailé Selassié 1er en tant que suprême et unique leader du peuple noir
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# Posté le samedi 14 mai 2005 16:27

Modifié le mercredi 06 juillet 2005 13:58

Le Mot De Bruno Blum Sur Rastafari > "Dreadlock Congo Bongo"

Le Mot De Bruno Blum Sur Rastafari > "Dreadlock Congo Bongo"
Pour ceux qui le connaissent pas, Bruno Blum est à la fois un fan de Reggae, un écrivain à succès, un mélomane spécialiste de Bob Marley, et un artiste, qui touche notamment au Dub...
Et Voici comment il décrit le mouvement, la religion, la réalité Rastafari

JE VOUS CONSEILLE DONC DE BIEN LIRE
CE PARAGRAPHE, CERTAINEMENT LE PLUS IMPORTANT DU BLOG
























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"By the rivers of babylon, there we sat down
Ye-eah we wept, when we remembered Zion."



MODE DE VIE, PHILOSOPHIE ET CULTE MYSTIQUE, MILLENARISTE, MESSIANIQUE, AFROCENTRISTE ET SYNCRETIQUE NE EN JAMAÏQUE ET ADOPTE PAR UN NOMBRE GRANDISSANT D'HOMMES ET DE FEMMES DE TOUTES ORIGINES DEPUIS LES ANNEES 30.

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PREMIER RASTA CELEBRE, BOB MARLEY A CONSACRE SA VIE A LA DIFFUSION DE LA FOI ET DE LA CULTURE RASTAFARIENNE. LA RELIGION CHRETIENNE EST EXTREMEMENT PRESENTE EN JAMAÏQUE (PLUS DE 80% DE LA POPULATION), NOTAMMENT AVEC LES EGLISES ANGLICANES, METHODISTES, BAPTISTES, ROMAINES CATHOLIQUES, L'EGLISE DE DIEU ET, DEPUIS LES ANNEES 70, L'EGLISE ORTHODOXE ETHIOPIENNE.

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L'EVANGILE (GOSPEL) EST CHANTE AVEC FERVEUR LE DIMANCHE DANS TOUTE L'ILE. FACE A L'EMANCIPATION DE LA MENTALITE ESCLAVAGISTE, PUIS DU COLONIALISME, SE SONT CREES, AU DEBUT DU XXE SIECLE, DIFFERENTS MOUVEMENTS "ETHIOPIANISTES" OU L'INTERPRETATION OCCIDENTALE DE LA BIBLE EST PARFOIS REMISE EN CAUSE.
LES TRADITIONS DES CULTES AFRICAINS INTERDITS PAR LES MAITRES AYANT SURVECU SOUS FORME D'OBEAH (SORTE DE VAUDOU LOCAL ILLEGAL ET REDOUTE), DU KUMINA, ET MELANGEES A LA BIBLE, DE LA POCOMANIA OU PUKUMINA.


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LORSQUE LE JAMAÏCAIN MARCUS GARVEY EMIGRE A HARLEM, OU IL DEVIENT UN DES PREMIERS MENEURS IMPORTANTS DE LA CAUSE NOIRE, IL FAIT SOUVENT ALLUSION A L'ETHIOPIE DANS SES DISCOURS. IL ECRIT AINSI DANS SON PRINCIPAL OUVRAGE PHILOSOPHY & OPINIONS: “LAISSONS LE DIEU D'ISAAC ET LEDIEU DE JACOB EXISTER POUR LA RACE QUI CROIT AU DIEU D'ISAAC ET DE JACOB. NOUS, LES NEGRES, CROYONS AU DIEU D'ETHIOPIE, LE DIEU ETERNEL, DIEU LE FILS, DIEU LE SAINT-ESPRIT, LE DIEU DE TOUS LES AGES.

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C'EST LE DIEU AUQUEL NOUS CROYONS, ET NOUS L'ADORERONS A TRAVERS LES LUNETTES DE L'ETHIOPIE.
EN 1924, LE REVEREND JAMES MORRIS WEBB PRONONCE UN DISCOURS CITE PAR LE QUOTIDIEN CONSERVATEUR DAILY GLEANER : "REGARDEZ VERS L'AFRIQUE, OU UN ROI NOIR SERA COURONNE, QUI MENERA LE PEUPLE NOIR A SA DELIVRANCE"
LA PRESSE COLONIALE DENONCE ALORS CETTE DOCTRINE ETHIOPIANISTE "VULGAIRE" QU'ILS ATTRIBUENT A GARVEY. MAIS LE 2 NOVEMBRE 1930, EN ETHIOPIE, TAFARI MAKONNEN, LE RAS TAFARI, EST COIFFE DE LA COURONNE SACREE DU NEGUSA NEGAST (ROI DES ROIS) SOUS LE NOM DE HAÏLE SELASSIE IER ("PUISSANCE DE LA TRINITE"). IL EST LE CHEF DE LA PREMIERE NATION OFFICIELLEMENT CHRETIENNE DE L'HISTOIRE, L'ABYSSINIE. SELON LE LIVRE SACRE GLOIRE DES ROIS (KEBRA NAGAST), RETRAÇANT L'HISTOIRE DE SON ANTIQUE DYNASTIE, SELASSIE EST LE DESCENDANT DIRECT DU ROI SALOMON ET DE LA REINE MAKEDA DE SABA.


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DES REPRESENTANTS PRESTIGIEUX DES PAYS OCCIDENTAUX ASSISTENT AU SACRE TRES MEDIATISE DE SELASSIE, QUI EST PERÇU PAR UNE COMMUNAUTE D'AGRICULTEURS ETHIOPIANISTES DE SLIGOVILLE (JAMAÏQUE), LE PINACLE, DIRIGE PAR LEONARD PERCIVAL HOWELL (VERITABLE FONDATEUR DU MOUVEMENT RASTAFARI), COMME ETANT L'ACCOMPLISSEMENT DE LA PROPHETIE ATTRIBUEE A GARVEY.
EN EFFET, LE "ROI DES ROIS, SEIGNEUR DES SEIGNEURS" (1 TIMOTHEE 6:15) DE LA BIBLE RESSEMBLE BEAUCOUP AUX TITRES TRADITIONNELS MILLENAIRES DE SA MAJESTE IMPERIALE HAÏLE SELASSIE IER : "EMPEREUR D'ETHIOPIE, ROI DES ROIS, SEIGNEUR DES SEIGNEURS, LION CONQUERANT DE LA TRIBU DE JUDA, ELU DE DIEU, LUMIERE DE L'UNIVERS". PUISANT A LA FOIS DANS LE MARXISME, LE CHRISTIANISME, LA CULTURE AFRICAINE ET PLUS TARD L'HINDOUISME, HOWELL CONSIDERE SELASSIE (OU "JAH", DE JAHOVAH) COMME LE MESSIE ET PROPOSE DES LORS UNE INTERPRETATION AFROCENTRISTE DE LA BIBLE.


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CULTIVANT LE CHANVRE, CONSIDERE COMME UN SACREMENT (FUME DANS LES CALICES) ET LE DIFFUSANT DANS L'ILE, IL EST ARRETE POUR SEDITION EN 1933, PUIS IL EST INTERNE A L'ASILE A PLUSIEURS REPRISES, ALORS QUE LE PINACLE EST DETRUIT MAINTES FOIS PAR LA POLICE.
DIFFERENTS MOUVEMENTS ETHIOPIANISTES DE LIBERATION, PARFOIS MENES PAR DES FARFELUS COMME PRINCE EMMANUEL, SE DEVELOPPENT PARALLELEMENT EN JAMAÏQUE. ILS PRENNENT POURTANT PEU A PEU UN NOM GENERIQUE, RASTAFARI, ET VISENT, EN PARTIE, A RESTITUER A L'HOMME NOIR LE ROLE IMPORTANT QU'IL A JOUE DANS LA CIVILISATION, A COMMENCER PAR LA BIBLE, OU LES ANCETRES JUIFS DE SELASSIE SERAIENT NATURELLEMENT, COMME LUI, NOIRS : MOÏSE, JESUS, ETC.


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PROGRESSIVEMENT, ET SELON LE VOEU DE JESUS ET DES NAZAREENS (NOMBRES 6-5), BEAUCOUP DE RASTAFARIENS NE SE COUPENT NI LA BARBE NI LES CHEVEUX, (LIEN) UNE COIFFURE SOUVENT COMPAREE A LA CRINIERE DU LION DE JUDA SACRE. DES "LOCKS" (TRESSES) OU "DREAD (EPOUVANTE) LOCKS" SE FORMENT ENSUITE NATURELLEMENT DANS LEURS CHEVEUX CREPUS (TOUS LES "DREADS" JAMAÏCAINS NE SONT PAS POUR AUTANT RASTAS, ET INVERSEMENT CERTAINS, LES "BALD HEADS", A LA TETE RASEE DIRONT : "RASTA EST DANS LE COEUR").

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CE SIGNE DE RECONNAISSANCE DEVIENDRA UNE MODE INTERNATIONALE A PARTIR DE 1976. PROCHES DE LA TERRE, GENERALEMENT LES RASTAS NE BOIVENT PAS D'ALCOOL, LE VIN ETANT PROSCRIT (NOMBRES 6-3), NE TOUCHENT PAS AUX MORTS (BEAUCOUP DE RASTAS NE FONT MEME JAMAIS ALLUSION A LA MORT, MAIS AU CONTRAIRE "CHANTENT LA VIE"), SAUF CEUX DE LEUR PROCHE FAMILLE (LEVITIQUE 21-1), ET LE CORPS HUMAIN EST CONSIDERE COMME L'EGLISE (CORINTHIENS 3-16, 17), REJETANT AINSI LE PRINCIPE MEME DES TEMPLES OU DES EGLISES.

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DESIREUX DE SE MAINTENIR EN BONNE SANTE, ILS SONT EN PRINCIPE VEGETARIENS* (GENESE 1:29), MAIS MANGENT DES POISSONS A L'OCCASION (UN METS TRES CHER EN JAMAÏQUE) ET REFUSENT TOUTE NOURRITURE NON BIOLOGIQUE.

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QUANT A LEUR NOM, IL DEVIENT CELUI, DIVIN, DE SELASSIE : LE RAS (TETE, CORRESPOND ETYMOLOGIQUEMENT ET PROTOCOLAIREMENT A SON TITRE DE DUC) TAFARI (SON PRENOM CHRETIEN). LEURS COULEURS SONT CELLES DE L'ETHIOPIE IMPERIALE (ROUGE, OR ET VERT, COULEURS DE L'AFRIQUE FRAPPEES DU LION DE JUDA).

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DES LORS, LES RASTAFARIENS, INCOMPRIS, BLASPHEMATOIRES, FUMEURS DE CHANVRE (LA GANJA, "L'HERBE DE LA SAGESSE" QUI AURAIT POUSSE SUR LA TOMBE DE SALOMON) DEVIENNENT DES PARIAS MALTRAITES. EN 1954, LE PINACLE EST RASE, ET ILS S'INSTALLENT A KINGSTON, A BACK-O-WALL.

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HAÏLE SELASSIE FAIT UNE VISITE OFFICIELLE EN JAMAÏQUE EN AVRIL 1966.
DES MILLIERS DE RASTAS L'ACCUEILLENT A SA SURPRISE, ET LE MOUVEMENT PREND PLUS D'AMPLEUR ENCORE BIEN QUE SELASSIE, BIENVEILLANT AVEC LES RASTAS, N'ADMETTE JAMAIS SA PROPRE DIVINITE.
BACK-O-WALL EST RASE LE 12 JUILLET 1966 AVEC VIOLENCE. DE PLUS EN PLUS DE MUSICIENS DE ROCK STEADY PUIS DE REGGAE, JUSQUE-LA GENERALEMENT PROCHES DE LA SOUL AMERICAINE ET DES EGLISES, TRANSMETTENT LE MESSAGE REBELLE RASTA AVEC LEURS CHANSONS.


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LE STYLE DES TROIS TAMBOURS "NYABINGHI" JOUE LORS DES CEREMONIES RASTAS (GROUNATIONS) SE REPAND (BOB MARLEY EN TIRERA UNE CHANSON, "SELASSIE IS THE CHAPEL"). A PARTIR DE 1970, UN COURANT RASTA MAJORITAIRE TRAVERSE LE REGGAE. BOB MARLEY* FAIT AVEC INSOLENCE DECOUVRIR AU MONDE CETTE CULTURE QUI MET EN VALEUR L'HISTOIRE D'AFRIQUE, MECONNUE MALGRE SON EXTRAORDINAIRE RICHESSE. LES RASTAS COMMENCENT ALORS A OBTENIR LE RESPECT DANS LEUR PAYS MALGRE UNE REPRESSION UTILISANT LA PROHIBITION DE LA DETENTION DE CHANVRE, PUNIE DE BAGNE MALGRE UNE PRATIQUE REPANDUE DANS TOUTE LA POPULATION DE L'ILE.

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ET SI LES RASTAS PERDENT DE L'INFLUENCE CHEZ LES JEUNES JAMAÏCAINS APRES LA DISPARITION DE MARLEY EN 1981, ILS RESTENT TRES PRESENTS ET FONT UN RETOUR MASSIF, UNANIME, DANS LE REGGAE A PARTIR DE 1994 AVEC GARNETT SILK, BUJU BANTON, TONY REBEL, MUTABARUKA, SIZZLA, ETC. DE NOMBREUSES ET DIFFERENTES TENDANCES RASTAS COHABITENT EN JAMAÏQUE ET SONT PARFOIS CONTRADICTOIRES. LES BOBO ASHANTI, LES EMMANUELITES, LES ITES, NOTAMMENT, AINSI QUE DES COURANTS CHRETIENS PLUS TRADITIONNELS.

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LES POSITIONS DES INDIVIDUS SE RECLAMANT RASTAS VONT DU RACISME LE PLUS PRIMAIRE ISSU DE LA LUTTE CONTRE L'ESCLAVAGE ET LE COLONIALISME, OU D'UN ETHNOCENTRISME NOIRISTE MILITANT, GARVEYITE A OUTRANCE, PARFOIS TEINTE DE RACISME, JUSQU'A UNE PHILOSOPHIE UNIVERSALISTE PROFONDE, OU LA RECHERCHE DE SA PROPRE IDENTITE, DE SON ACCEPTATION, DE LA TOLERANCE ET DE LA NATURE HUMAINE REJOINT LES PHILOSOPHIES ET ASCESES ORIENTALES.

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L'ORGANISATION DES DOUZE TRIBUS D'ISRAËL TENTE DE FEDERER LES RASTAFARIENS, MAIS SANS REEL SUCCES. EN 1997, UN PARTI D'OBEDIENCE RASTA CHERCHE MEME A SE PRESENTER AUX ELECTIONS.
PACIFIQUES MAIS FIERS, AFFICHANT GENERALEMENT UNE ARROGANCE PROPRE A BEAUCOUP DE JAMAÏCAINS, LES RASTAS DENONCENT LA SOCIETE PAÏENNE (LES NON-RASTAS, CHRETIENS COMPRIS), BABYLONE, ET REPANDENT LEUR CULTURE DANS LE MONDE ENTIER.


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LA FOI RASTA PERMET AVANT TOUT A BEAUCOUP DE JAMAÏCAINS PAUVRES DE DONNER UNE DIGNITE ET UN SENS A LEUR VIE DIFFICILE, EN RESTANT DETACHES DE L'IDENTITE COLONIALE ET ANCRES DANS LEURS RACINES AFRICAINES. L'IDEE UNIVERSELLE DE BASE ETANT "D'ETRE SOI-MEME" ET DE "SE CONNAITRE".

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LA CULTURE ET LES PRECEPTES RASTAFARIENS TENDENT A SE CRISTALLISER EN UNE NOUVELLE RELIGION ORGANISEE, QUI SERAIT AINSI LA PLUS IMPORTANTE NEE AU VINGTIEME SIECLE. POUR DE NOMBREUX RASTAS, CETTE TENDANCE EST UNE DERIVE.

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BRUNO BLUM

# Posté le samedi 14 mai 2005 16:42

Modifié le mardi 05 juillet 2005 04:15

Zimbabwe Concert "Africa Unite, Mash It Up Inna Zimbabwe"

Zimbabwe Concert "Africa Unite, Mash It Up Inna Zimbabwe"
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ZIMBABWE

"Dans le maquis, les soldats de la liberté, en lutte contre le pouvoir ségrégationiste de Ian Smith, se découvrent un nouveau chant guérrier. En l'espace de quelques semaines, Zimbabwe (ndlr : tube de bob, de l'album Survival) va se répendre sur tout le continent africain et devenir l'un des symboles les plus forts du combat pour s'affranchir des dernières manifestations du colonialisme. Les 18 et 19 avril 1980, le Zimbabwe fête la victoire et les premières heures de son indépendance. Un concert est organisé dans le Rufaro Stadium de la capitale, Salisbury, qui s'apprete à changer de nom pour devenir Harare. Qui, autre que Bob Marley et les Wailers, dont la chanson a été un soutien moral aux combattants pour la liberté de la Z.A.N.L.A (Zimbabwe African Liberation Army), pouvait mieux clôturer ces deux jours de libération?
Le Soir du 18 Avril, dès que les premières notes de I SHOT THE SHERIFF retentissent dans le stade, c'est l'émeute! La foule arrache
les grilles de protection et les forces de l'ordre sont contraintes de tirer des grenades lacrymogènes.
Le groupe quitte la scène et va se réfugier dans un camion, avant de revenir pour un final extatique : cent mille personnes chantent le refrain de Zimbabwe à l'unisson avec Marley.
Interrogé quelques semaines plus tard, le Jamaicain dira de ce
voyage qu'il a été l'un des moments les plus forts de son existence. Depuis toujours, Marley avait souhaité faire son art un chariot de feu. Et ce soir-là, une de ses chansons avait concrétement participé à l'Histoire avec un grand H. Marley était aux anges..."


Photo1 Photo2 Photo3


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"Every man gotta right to decide his own destiny"
Zimbabwe
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Le 17 avril 1980, Bob Marley joue à Harare, au Rufaro Stadium, à l'occasion des festivités qui marquent l'indépendance du pays. Il avait été invité par le gouvernement nouvellement élu, notamment en raison du soutien apporté à la ZANLA au travers de sa chanson Zimbabwe. Personne n'avait songé à indiquer aux Wailers le cadre dans lequel ils allaient jouer : le show était programmé à la suite des cérémonies d'indépendance et pour un parterre exclusif de personnalités internationales, dont Robert Mugabe, le nouveau Premier Ministre, le Prince Charles et Indira Gandhi. En tout, 104 chefs d'Etat ou représentants assistaient à ce spectacle. De fait, les Wailers furent un peu pris par surprise, n'étant pas prêts lorsque le speaker annonça leur show, juste après la fin de la cérémonie d'indépendance.

En définitive, les premiers mots prononcés dans le Zimbabwe indépendant, alors que le nouveau drapeau était à peine hissé sur le mat furent
"Ladies and gentlemen, Bob Marley and the Wailers !".


Bob cria "Viva Zimbabwe !", et le show s'ouvrit sur Rastaman vibrations, avant de se poursuivre par Them belly full. Alors que Marley entamait I shot the sheriff, un chahut impressionnant commença : la foule amassée dehors, à la fois excitée et furieuse d'être tenue à l'écart de l'événement, se mit à s'agiter et cassa les portes du stade, provoquant un désordre inattendu. Les forces de l'ordre intervinrent pour stopper le concert. La police blanche de l'ex-Rhodesie balança des gaz lacrymogènes sur la foule noire amassée en dehors du stade. Les rythmes joués par Familyman, le bassiste des Wailers, faisaient monter la pression. L'ordre ne revint que lorsque les guérilleros de la ZANLA (Zimbabwe African National Liberation Army) traversèrent le stade le poing levé, assurant les personnes présentes que la police ne pouvait pas mettre fin aux célébrations.

Bob Marley revint sur scène après un quart d'heure d'interruption, en criant "Freedom !". Un speaker anglais, d'une voix pincée, lui annonça par haut-parleur "Bob Marley, you have exactly two minutes left". Marley répondit par la provoca
tion en entamant War, hymne à la paix et à la libération de l'Afrique, morceau d'anthologie créé par la mise en musique du discours prononcé par Heilé Sélassié devant les nations unies.

"Until the ignoble and unhappy regimes/ That now hold our brothers/ In Angola/ In Mozambique/ South Africa/ In subhuman bondage/ Have been toppled/ Utterly destroyed/ Everywhere is war"
War


Certains spectateurs se joignirent à Bob Marley pour chanter et danser avec lui sur scène, reprenant en ch½ur un refrain adressé aux voisins sud-africains, où l'apartheid demeurait : "there will be war until South Africa is free". Les scènes d'allégresse se poursuivirent, la foule étant désormais rassurée sur son avenir. La fête devenait une façon de montrer aux racistes blancs qu'un pays nouveau se construisait et que, contrairement à ce qui avait été dit, les noirs de Rhodésie ne devraient pas attendre 2035 pour prendre leur destin en main. L'atmosphère resta surréaliste. Neville Garrick, l'ingénieur rasta qui assurait la production des concerts des Wailers, avaient orienté son impressionnant dispositif de façon à pouvoir faire entendre la musique à la foule restée en dehors du stade, dans des conditions plus que satisfaisantes. Pour cela, plus de 40 ensembles de baffles, tweeters, mixers et jeux de lumières avaient été mobilisés. Ce n'était pas le convoi de semi-remorques qui suit aujourd'hui le Rolling Stones circus mais, pour l'époque et pour le lieu, l'effort était considérable. Le résultat était à la hauteur : la puissance sourde et lourde de la batterie s'entendait dans le ciel africain de la capitale libérée tandis que l'énergie, la force spirituelle, l'histoire et l'émotion du reggae se diffusaient autour du stade. Aussi, lorsque Marley gémit "we don't need more trouble" (War), l'atmosphere devint plus calme.

Les deux dernières minutes concédées par le colonisateur sur le départ étaient quinze, les Wailers chantèrent "Africans a liberate Zimbabwe". La foule reprit le refrain et Bob conclut son show en appelant à l'unité pan-africaine, composante essentielle du message rasta.

Bob réédita l'expérience le lendemain, offrant un concert gratuit à 100 000 personnes, les pauvres, les chômeurs et les ouvriers qui n'avaient pas pu assister aux célébrations depuis les gradins du stade. Les Wailers furent particulièrement bons, jouant avec une énergie proche de l'extase, bien que Bob
Marley parut un ton en dessous de sa forme habituelle, sans doute un peu dépité par les gaz lacrymo de la veille et affaibli par la maladie. Pour lui, un nouveau combat débutait.

Les Wailers passèrent une semaine au Zimbabwe, se comportant en véritables ambassadeurs de la Nation Rasta. Ils organisèrent des matches de foot amicaux, rencontrèrent le Président Canaan Banana et les guérilleros dans leurs camps.

# Posté le samedi 21 mai 2005 09:29

Modifié le jeudi 25 août 2005 11:18