1980 - UPRISING

1980 - UPRISING
UPRISING
1980
(Tuff Gong Records)


1- Coming In From The Cold
(Bob Marley)
2- Real Situation
(Bob Marley)
3- Bad Card
(Bob Marley)
4- We And Them
(Bob Marley)
5- Work
(Bob Marley)
6- Zion Train
(Bob Marley)
7- Pimper's Paradise
(Bob Marley)
8- Could You Be Loved
(Bob Marley)
9- Forever Loving Jah
(Bob Marley)
10- Redemption Song
(Bob Marley)



Produit par : Bob Marley & The Wailers & Chris Blackwell
Enregistré au : Tuff Gong Recording Studio, Kingston, Jamaïque
Ingénieur du son : Chiao Ng
Assistants : Errol Brown, Chiao, Dennis, Thompson, Philip Zadie
Mixé par :The Wailers & Chris Blackwell & Errol Brown
Photo : Adrian Boot
Design : Neville Garrick

Bob Marley : voix, guitares, percussions
Aston "Family Man" Barrett : basse
Carlton "Carlie" Barrett : batterie
Tyrone Downie : claviers, percussions
Alvin "Seeco" Patterson : percussions
Julian "Junior" Marvin : guitares
Al Anderson : guitare solo
Earl "Wire" Lindo : claviers, orgue.
The I-Threes (Rita Marley, Judy Mowatt, Marcia Griffith) : choeurs



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Tout le monde constate dans son entourage que Bob est devenu irritable, qu'il a du mal à se concentrer sur ce qu'il fait. Il a de moins en moins envie de répondre aux perpétuelles demandes d'interview, aux médias, aux gens qui le sollicitent en permanence. Les Wailers n'ont plus de manager et le contrat qui les lie à Island Records touche bientôt à sa fin.
L'album Uprising sort en 1980. C'est encore un album brillant, avec quelques nouveautés, dont le suprenant Could You
Be Loved, à la limite entre le Reggae et le Disco ; il est clair que le morceau est destiné à séduire le public US. Un autre titre, Bad Card s'adresse à Don Taylor, le filou. Mais aussi bon soit-il, l'album a un parfum de testament. Les deux derniers titres, Forever Loving Jah et surtout le magnifique et dépouillé Redemption Song sonnent comme si Bob faisait ses adieux...
Une gigantesque tournée mondiale "Tuff Gong Uprising" est lancée pour promouvoir le disque. A Paris, au Bourget, il attirera plus de cinquante mille fidèles alors que le pape Jean-Paul II, au même endroit un mois avant (et gratuitement) n'en avait attiré que vingt mille. CQFD...
Quelques heures avant le concert de New-York, Bob et quelques proches font un jogging à Central Park. Au bout de quelques mètres
, il s'écroule, victime d'une grave attaque de paralysie. Les médecins sont formels : Bob a une tumeur au cerveau, aux poumons et à l'estomac. Il ne lui reste plus que quelques semaines...
Mais la tournée continue encore pour quelques dates, contre l'avis de Rita Marley, qui menace de déclarer la guerre si on n'arrête pas tout de suite. Une deuxième
attaque de Bob lui donnera raison et après un dernier concert historique à Pittsburgh, le chanteur est admis dans un hopitâl à Miami.
On lui parle alors d'un médecin allemand au passé douteux, le Dr Joseph Issels (on dit qu'il aurait été SS), qui parvient à guérir quelques cas désespérés. Bob se rend à sa clinique et survit miraculeusement six mois de plus.
Mais début mai 81, Issels déclare forfait. Bob peut rentrer en
Jamaïque, vers ses proches. En fait, il n'ira pas plus loin que Miami, où il remet son âme à JAH le 11 mai 1981.
Des funérailles nationales sont organisées en Jamaïque dix jours plus tard
, pendant lesquelles l'île toute entière rendra hommage et saluera une dernière fois l'enfant chéri. Quelques jours avant sa mort, Bob avait été nommé Chevalier de l'Ordre du Mérite Jamaïcain, pour sa contribution culturelle et spirituelle au pays. Il était le troisième du titre, après Marcus Garvey et Norman Washington Manley.


Cliquez sur les titres des tracks pour voir les lyrics

1. COMING FROM THE COLD
Dans un dernier geste de défi au destin, Bob Marley dont la santé décline à la vitesse grand V intitule son album "Uprising", autrement dit l'éveil, l'éclosion. Bob dira du disque "cet album est orienté sur la conscience. Strictly consciousness !". Il en fait un disque adapté à son temps, les années 80, en choisissant de mettre les cuivres et les percus de côté, au profit de sonorités de claviers plus modernes. Mais le ton général est plutôt désabusé, voire cynique. Bob est fatigué.
Et on attaque avec ce magistral "Coming In From The Cold", grande leçon de Reggae, au thème un peu confus. Bob, à travers quelques interviews, explique son propos : "On vient tous du froid, yunno, des entrailles de la femme (....) Ca dit que tous les plus grands politiciens, avant d'être les pourris qu'ils sont aujourd'hui ont été des bébés, que leurs mères ont dû secourir quand ils avaient la morve au nez et qu'ils chiaient dans leurs couches... On a tous connu ça, ces petites tragédies quotidiennes, tous pareils".
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2. REAL SITUATION
Bob, on le sent, est blasé. Fatigué de voir que rien ne change, que le monde s'enfonce dans la crise économique et que la situation sociale est à faire peur. Il avoue ici ne rien y comprendre : "Où cela a-t-il commencé ? Où cela finira-t-il ?". Le constat est amer, et la conclusion est sans appel : "La destruction totale est la seule solution". Et ce n'est pas un appel que nous lance Bob, c'est un avertissement "Pas la peine, personne ne pourra l'empêcher". Une manière de dire "vous l'avez cherché, vous allez trouver".
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3. BAD CARD
Depuis pas mal d'années, Don Taylor, le manager des Wailers joue un drôle de jeu : il affirme à Bob que les concerts sont rétribués une certaine somme, mais négocie en douce des cachets beaucoup plus élevés et se met la différence dans la poche. Alors qu'il est invité au Gabon pour l'anniversaire du président Bongo, c'est un Bob Marley rouge de honte qui doit répondre à la question embarrassante d'un journaliste (et devant tout le gratin gabonnais) : "Comment oser vous chanter pour les pauvres du monde entier et demander 60.000 dollars de cachet personnel ?". Evidemment, Bob croit dur comme fer qu'il est venu chanter contre la rétribution - normale, vu les frais engagés - de 40.000 dollars. Lorsque Taylor est sommé de passer aux aveux, il craque et avoue tout en pleurant comme une fillette. Neville Garrick, le "directeur artistique" des Wailers eut la présence d'esprit d'enregistrer la confrontation et s'en souvient comme étant "d'une violence effroyable". Bob adresse donc cette rumination amère à son ex-manager, et à tous les tricheurs en général : "tu as joué la mauvaise carte". Il se souvient : "la propagande s'est répandu autour de mon nom, ainsi tu as voulu éclabousser de honte une autre vie, ho mec, pour toi ce n'est qu'un jeu". Les Wailers interprètent ce titre en style "Rub-A-Dub", une variation plus traînante du Reggae.
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4. WE AND DEM
Bob ressort sa vieille Bible pour nous en citer des passages, et laisser transparaître de nouveau l'amertume : "Nous ne savons pas comment eux et nous allons faire fonctionner tout ça". "Eux", en l'occurrence, c'est le "ILS" tant utilisé dans tout le répertoire, cet ennemi invisible et pourtant bien réel, le système. Et Bob d'expliquer que la cause a l'air perdue, puisque "les hommes ont perdu la foi". C'est aussi le découragement d'un homme qui se sait condamné, ce qui se traduira encore plus dans le titre suivant "Work".
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5. WORK
Le texte se veut positif, mais ne trompe personne. Et les doubles sens sont assez éloquents : "Nous, le peuple de Jah, on peut y arriver". Cela pourrait passer pour un énième cri de défi, avec lequel Bob affirme une fois de plus la suprématie de Rasta, mais ramené à un plan personnel, c'est l'homme qui se motive dans sa lutte contre le cancer "5 jours à travailler, à travailler pour le jour suivant, 4 jours à travailler...". C'est malheureusement à ça que ça se résume : un compte à rebours.
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6. ZION TRAIN
Un autre grand titre à double sens. Le "Zion Train", c'est le train du salut, le train qui fuit Babylone. Et Bob d'inviter ceux qui sont prêts à le suivre "Oh si vous êtes prêts, veuillez embarquer". Il lâche au passage quelques formules moralisatrices : "Ne gagnez pas le monde en perdant vos âmes", "La sagesse vaut mieux que l'or et l'argent". Voilà pour la façade. Zion, c'est aussi "l'après-vie" pour les Rastas, le royaume de Jah. Et Bob qui chante que le "train pour Zion arrive dans notre direction", c'est un peu avouer que la fin de sa vie approche. Mais l'espoir est présent, et Bob bien déterminé à se battre : "Là où il y a de la volonté, il y a toujours un moyen".
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7. PIMPERS PARADISE
Une chanson un peu plus légère dans un disque par ailleurs assez sombre. "Pimper's Paradise" rend hommage aux femmes, mais pas n'importe lesquelles : les groupies qui suivaient le groupe lors des tournées, particulièrement aux Etats-Unis. Les loges des concerts des Wailers étaient réputées pour traîner un nombre toujours croissant de jolies filles attirées par le charisme de Bob. Elles venaient partager un joint, offrir des fruits, des présents de toutes sortes et souvent s'offrir elles-mêmes à Bob et aux musiciens, qui résistaient rarement (pour vous donner une idée de l'ambiance !). Il dessine donc le portrait d'une de ces groupies, une parmi tant d'autres. Celle-là aime la fête et prendre du bon temps ; elle s'intéresse à la mode, aime fumer mais ne refuse pas un peu de cocaïne de temps en temps. En même temps, elle est un peu nunuche, à côté de la plaque ("elle rigole quand il n'y a rien de drôle").
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8. COULD YOU BE LOVED
Le hit absolu, toujours présent dans les discothèques (et il faut voir avec quel succès) et ce n'est pas un hasard : il est clair que "Could You Be Loved ?" a été conçu pour la danse. Marley avait admis, à regret, que c'était là le seul moyen de se faire entendre par les Noirs américains, jusque là réticents au message du Reggae : "Les Noirs des Etats-Unis, ils sont domestiqués, yunno (...) ils sont là à attendre qu'un Blanc leur donne un grand hôtel, avec une moquette à nettoyer (...) ces histoires de révolutions, mon, ça les dérange sérieusement".
De fait, "Could You Be Loved ?" est un Reggae rapide, efficace, influencé par la pop africaine (l'intro de guitare "High-Life"). Il n'empêche pas le message : "Ne les laisse pas t'abrutir, ni te scolariser", pendant que les I-Threes délivrent les habituelles formules ("Pendant que tu montres du doigt, quelqu'un d'autre est en train de te juger"). Secrètement, c'est aussi une manière pour Bob, qui avait toujours critiqué durement la stupidité du Disco de montrer qu'il était possible de faire danser les gens sur un texte sensé. Mission accomplie.
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9. FOREVER LOVING JAH
Les deux derniers morceaux du disque sont réellement deux lettres d'adieux chantées. "Forever Loving Jah" est la version Rasta de ces adieux, il y parle au nom du mouvement : "Nous aimerons toujours Jah". Il revient sur les critiques et le mépris de la bonne société contre les serviteurs de Jah. Puis il philosophe sur le sens de la vie "Chaque chose de la vie à sa raison d'être, trouve sa justification". En gros, c'est un homme qui accepte son destin, mais qui clame une dernière fois sa fidélité à ses convictions les plus profondes.
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10. REDEMPTION SONG
La deuxième "lettre d'adieux" est intime. Sans les Wailers, juste accompagné de sa guitare acoustique (même si une version orchestrée, moins émouvante, fut enregistrée et éditée plus tard, uniquement en Jamaïque et en face B d'un maxi-45 tours), Bob livre un texte personnel et des recommandations pour les générations à venir. Il revient sur son parcours, qu'il assimile à celui d'un esclave "les vieux pirates m'ont kidnappé, vendu aux marchands", puis sa rencontre avec le Rastafarisme ("Mais ma main a été fortifiée par celle du Tout-Puissant"). Il laisse ensuite en héritage quelques conseils comme "Emancipez-vous de l'esclavage mental, seuls nous-mêmes pouvons libérer nos esprits" ou "n'ayez pas peur de l'énergie atomique, aucun d'entre eux ne peut arrêter le temps"... Enfin vient l'heure du bilan : "tout ce que j'ai jamais eu, ce sont ces chants de rédemption".
La chanson se termine sèchement sur un accord mineur. Quelques mois après, Bob décédait.


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# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:44

Modifié le lundi 22 août 2005 19:27

1983 - CONFRONTATION

Pour le deuxième anniversaire de la mort de Marley sort un album aussi inattendu que bienvenu, Confrontation. Le disque réunit quelques titres sortis exclusivement sur le sol jamaïcain, ainsi que des morceaux des sessions de Survival et Uprising qui n'avaient pas été retenus. Les fans purs et durs connaissaient l'existence de ces bandes et c'est un vrai cadeau que leur fait là Island.
La presse est enthousiaste : avec la sortie du disque, on a l'impression que Bob Marley est toujours vivant. L'album est bon, avec des titres forts comme Chant Down Babylon, Trenchtown ou Rastaman Live Up. Les bandes ont été retravaillées par les Wailers, selon le voeu de Bob avant sa mort pour améliorer le son, mais on s'y tromperait.
Devant l'accueil chaleureux du public et des médias, Island édite même Buffalo Soldier en single, qui connaîtra une carrière honorable et un clip vidéo. A noter également la présence de I Know, une chute de l'album Rastaman Vibration, un titre étrange puisque complètement éloigné du Reggae. On sent là l'envie qu'avait Bob d'explorer d'autres territoires musicaux.
Le succès de l'album démontre, s'il le fallait encore, que malgré sa disparition, Bob est toujours le N°1 du Reggae dans le coeur des gens.

# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:44

Modifié le jeudi 28 avril 2005 05:41

Les Réeditions DELUXE

Les Réeditions DELUXE
...

# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:45

Modifié le jeudi 05 mai 2005 12:37

Les Compilations "Rasta Is A Reality"

Les Compilations "Rasta Is A Reality"
Bob Marley peut se vanter d'avoir à son actif la compilation la plus vendue au monde!!! Il s'agit bien entendu du Legend regroupant tous ses succès les plus commerciaux...
Mais il en existe tout un rayon... Ci suit les quatres plus célèbres, mais aussi les quatre plus commerciales ("propagenda over mi name")
>>>> Click On The Title To See Da Cover

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<<<<<<< LEGEND >>>>>>>

Surfant sur la mode naissante des compilations, Chris Blackwell sort Legend en 1984. Le disque rassemble une poignée de grands tubes qui couvrent toute la période "Island" de la carrière de Bob Marley & The Wailers (1972-1981). Legend comme son nom l'indique, joue à fond le jeu du mythe Marley, avec sa somptueuse photo sur la pochette (prise pendant le tournage du"clip" de Is This Love au Kiskedee Center de Londres) et le texte intérieur.
Le contenu du disque a évolué à mesure des différentes sorties
. Par exemple, l'édition d'origine inclut Punky Reggae Party, l'hymne à l'alliance entre les Punks et les Rastas que Bob et Lee Perry avaient enregistré en 1978. Le titre disparaîtra des éditions suivantes. Legend est un vrai succès commercial, classé plus de 64 semaines dans les charts américains. A ce jour, c'est même la compilation la plus vendue au monde (plus de 16 millions d'exemplaires). En tout cas, c'est le disque idéal pour découvrir le travail de Bob Marley.
Parenthèse >>>> Une version Deluxe est sortit il y a 3 années, édition n'offrant rien de neuf.... Que de l'archi connu

TRACKLIST
1. Is This Love
2. No Woman, No Cry
3. Could You Be Loved
4. Three Little Birds
5. Buffalo Soldier
6. Get Up Stand Up
7. Stir It Up
8. One Love/People Get Ready
9. I Shot the Sheriff
10. Waiting in Vain
11. Redemption Song
12. Satisfy My Soul
13. Exodus
14. Jamming

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<<<<<< ONE LOVE : THE VERY BEST OF >>>>>>>

Origines: qui ne connaît pas Bob Marley? Disons, pour résumer, qu'il était un homme respecté et craint comme le dur qu'il était. Aimé à la folie aussi, par beaucoup de (ses) femmes. Sa musique prophétique transcende le temps, pour attirer les quadras et les ados d'aujourd'hui. Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler...
Ingrédients: le single remix de I Know A Place, e
nregistré en 1977 en Jamaïque, est l'inédit de cette compile. Encore une qui vaut par la magie intacte des chansons, 20 pics de périodes toutes décisives. Le tracklisting est éloquent, Stir It Up, Jamming, Is This Love, Buffalo Soldier, Roots, Rock, Reggae, Iron Lion Zion, Sun Is Shining...

TRACKLIST
1. STIR IT UP
2. GET UP, STAND UP
3. I SHOT THE SHERIFF
4. LIVELY UP YOURSELF
5. NO WOMAN, NO CRY
6. ROOTS, ROCK, REGGAE
7. EXODUS
8. JAMMIN'
9. WAITING IN VAIN
10. THREE LITTLE BIRDS
11. TURN YOUR LIGHTS DOWN LOW
12. ONE LOVE/PEOPLE GET READY
13. IS THIS LOVE
14. SUN IS SHINING
15. SO MUCH TROUBLE IN THE WORLD
16. COULD YOU BE LOVED
17. REDEMPTION SONG
18. BUFFALO SOLDIER
19. IRON LION ZION
20. I KNOW A PLACE

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<<<<<<<<< REBEL MUSIC >>>>>>>>>>>


Rebel Music est une deuxième compilation publiée par Island et qui vient compléter Legend deux ans plus tard. Après l'exploitation des chansons les plus commerciales, le disque est axé sur l'aspect engagé de l'oeuvre de Marley et ne propose que des titres représentatifs du combat mené par le Reggaeman. La pochette très Che Guevara ne laisse aucun doute sur les intentions du projet.
Rebel Music offre Roots, un inédit enregistré pendant les séances de Rastaman Vibration
en 1976 et qui, comme tant d'autres, n'avait pas été retenu pour figurer sur l'album. Les fans savent très bien que des dizaines d'autres morceaux ont subi le même sort, dormant dans les studios où Bob travaillait régulièrement. Ce qui continue d'alimenter la demande et de façon plus générale, le mythe.
Bob était de ces artistes prolifiques qui enregistrent beaucoup de matériel et effectuent ensuite un choix sans pitié pour ne conserver que le meilleur. L'exemple le plus flagrant de ce fonctionnement reste Exodus pour lequel plus de vingt chansons avaient été enregistrées. En imaginant qu'à chaque album, trois ou quatre morceaux aient été laissés de côté, on peut estimer qu'une bonne trentaine de titres attendent patiemment d'être offerts au public. Sans compter les éventuelles bandes que les radios et télévisions ont produites, les longues heures enregistrées en live...
Pourtant, pendant les cinq ans qui suivront, plus de nouvelles. Le Reggae a indéniablement perdu de son intérêt commercial, supplanté par les nouvelles musiques de danse comme la House, puis la Techno ou le Rap.
Pour ne rien arranger, c'est l'hécatombe en Jamaïque : en 1987, Peter Tosh est assassiné à son domicile - les coupables sont toujours en fuite. Quelques temps plus tard, Carlton Barrett, le grand batteur des Wailers, connaît le même sort ; sa femme et l'amant de celle-ci étaient gênés par sa présence. D'autres grands artistes du Reggae ne passeront pas le cap des années 90 : Jacob Miller, chanteur d'Inner Circle (accident de voiture en 1980), Prince Far I, King Tubby (assassinés)... Il y a quelques mois, le grand Dennis Brown nous quittait. Même le génial Lee Perry, le meilleur ami de Bob est devenu complètement fou et a mis le feu à son mythique studio, le Black Ark.

TRACKLIST
1- Rebel Music (6:44)
2- So Much Trouble In The World
3- Them Belly Full
4-Rat Race
5- War/NoMore Trouble
6- Roots
7- Slave Driver
8- Ride Natty Ride
9- Crazy Baldhead
10- Get Up, Stand Up

# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:45

Modifié le samedi 02 juillet 2005 18:04

Les "Earlier", Studio One, Beverly's and Other

Les "Earlier", Studio One, Beverly's and Other
EN COURS

# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:46

Modifié le jeudi 05 mai 2005 12:36