1975 - LIVE !

1975 - LIVE !
LIVE !
1975
(Tuff Gong Record)


1- Trenchtown Rock
(Bob Marley)
2- Burnin' And Lootin'
(Bob Marley)
3- Them Belly Full
(L.Cogil/Carlton Barrett)
4- Lively Up Yourself
(Bob Marley)
5- No Woman, No Cry
(Vincent Ford)
6- I Shot The Sheriff
(Bob Marley)
7- Get Up, Stand Up
(Bob Marley/Peter Tosh)


Produit par : Steve Smith & Chris Blackwell
Enregistré au : Lyceum Theater de Londres, Angleterre


Bob Marley : voix, guitares.
Aston "Family Man" Barrett : basse
Carlton "Carlie" Barrett : batterie
Tyrone Downie : claviers
Al Anderson : guitare solo
The I-Threes (Rita Marley, Judy Mowatt,
Marcia Griffith) :
choeurs




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Au cours de la tournée de 1975, Bob Marley & The Wailers s'installaient pour deux soirs au Lyceum Ballroom de Londres. Le premier soir, Chris Blackwell se fondit dans la foule pour assister à la performance de ses poulains. Il crut halluciner : les fans hurlaient d'excitation, reprenant les refrains en choeur avec le groupe, tandis que Bob dansait librement, invoquant l'esprit de Jah et délivrant le message.
Au plus fort du concert, le groupe se lança dans une
douce et émouvante version de No Woman, No Cry ; à la fin de la chanson, une bonne partie du public avait les larmes aux yeux. Blackwell sentit qu'il tenait là un tube : il fit amener du matériel d'enregistrement pour le soir suivant, afin de capturer les vibrations de l'éblouissant spectacle, à l'insu du groupe.
Quelques semaines plus tard sortait l'album Live!, témoignage cru d'un concert des Wailers de l'époque. Pour beaucoup de spécialistes, ce disque fait partie des dix
albums live indispensables à toute bonne discothèque. Le mélange Reggae-Rock-Blues y est pour beaucoup, mais pas tant que la fièvre perceptible sur des titres comme Lively Up Yourself ou le fabuleux Get Up, Stand Up, avec ses échanges vocaux entre Bob et le public.
Comme l'avait présagé Chris Blackwell, No Woman, No Cry version concert connut les honneurs des hit-parade
s internationaux, et plaçait Bob Marley & The Wailers comme une des meilleures attractions musicales de la scène mondiale du moment. Après la tournée, Bob et les siens regagnèrent la Jamaïque, excepté Al Anderson qui décida de rejoindre le groupe de Peter Tosh plutôt qu'attendre qu'on ait de nouveau besoin de lui. Sitôt rentré, Bob se remit à l'écriture de nouvelles chansons, tout en essayant de s'adapter à son nouveau statut de star.
Chris Blackwell lui céda pour une bouchée de pain une superbe maison de style coloniale, située à une adresse appelée à devenir célèbre, le 56 Hope Road.


Cliquez sur le titre de la track pour voir les lyrics

1. TRENCHTOWN ROCK
S'il y a bien un titre crucial dans l'histoire des Wailers, c'est celui-ci ; alors qu'ils tentent désespérément de monter leur propre label pour pouvoir gérer enfin leur carrière à leur guise, et qu'ils viennent donc de mettre leurs dernières billes dans "Tuff Gong", Marley, Tosh & Wailer ont besoin d'un gros carton pour -au moins- rentrer dans leur frais. "Trenchtown Rock" sera LE hit de l'été 71 en Jamaïque. Le ciel est avec eux...
Le "Rock de Trenchtown" est l'un des premiers morceaux 100% pur Reggae des Wailers qui jusque-là étaient restés attachés au Ska et au Rock Steady ; de plus, en subissant l'influence du mouvement Rasta, ce sont des Wailers "nouvelle tendance" qui s'engagent socialement, en prenant fait et cause pour le ghetto.
Car ce qui fit le succès de "Trenchtown Rock", c'est cette manière de refuser la fatalité : oui, ils viennent de Trenchtown, mais le ghetto sait balancer lui aussi. "Ca balance à Kingston 12" (Comme aux USA, les quartiers de Kingston sont nommés par des numéros). De fait, la population pauvre de Jamaïque, à savoir 90% des gens se sont reconnus dans cette chanson.
Bob Marley, conscient de ce qu'il doit à ce titre, le reprendra régulièrement sur scène pour ouvrir le show.

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POUR LES AUTRES TRACKS DE L'ALBUM "LIVE !", SE REPPORTER AUX ALBUMS "CATCH A FIRE" ET "BURNIN"

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# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:40

Modifié le mercredi 10 août 2005 09:48

1976 - RASTAMAN VIBRATION

1976 - RASTAMAN VIBRATION
RASTAMAN VIBRATION
1976
(Tuff Gong Record)


1- Positive Vibration
(V. Ford)
2- Roots, Rock, Reggae
(V. Ford)
3- Johnny Was
(R. Marley)
4- Cry To Me
(R. Marley)
5- Want More
(A. Barrett)
6- Crazy Baldheads
(R. Marley/V. Ford)
7- Who The Cap Fit
(A. Barrett / C. Barrett)
8- Night Shift
(B. Marley)
9- War
(A. Cole / C. Barrett)
10- Rat Race
(R.Marley)



Produit par : Bob Marley & The Wailers
Enregistré au : Harry J. Studios et Joe Gibbs Studios, Kingston, Jamaïque
Ingénieurs du son : Syl Morris & Errol Thompson
Mixé au :Criteria Studios, Miami, Floride
Ingénieurs du son : Aston Barrett, Chris Blackwell, Alex Sadkin & Jack Nuber
Mastering : SterlingSound, New-York
Design : Neville Garrick

Bob Marley : voix, guitares.
Aston "Family Man" Barrett : basse
Carlton "Carlie" Barrett : batterie
Tyrone Downie : claviers, basse, percus & choeurs
Alvin "Seeco" Patterson : percussions
Earl "Chinna" Smith : guitares
The I-Threes (Rita Marley, Judy Mowatt, Marcia Griffith) : choeurs
Al Anderson : guitare solo ("Crazy Baldhead")



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Bob Marley est désormais une star, même si cela ne signifie pas grand chose pour lui. Il n'a qu'une idée en tête : propager le message Rasta dans le monde entier. A cette fin, il ne refuse aucune demande d'interview et passe des journées entières à répondre aux journalistes des quatre coins du globe.
Il enregistre son quatrième album international, Rasta
man Vibration, en prenant le temps de produire également l'album de Martha Velez, Escape from Babylon. Les Wailers passent leurs journées entre séances de répétitions, d'enregistrements et parties de foot endiablées.
Rastaman Vibration reçoit un accueil très chaleureux de la part du public, et un peu moins de la part de la presse qui trouve que les textes ont
perdu de leur ferveur militante. C'est oublier que l'album compte quelques uns des titres les plus enflammés de l'oeuvre de Marley comme Rat Race, Crazy Baldheads et surtout War, adaptation musicale d'un discours d'Haïlé Sélassié I à l'ONU.
Ce disque sera la plus grosse vente de Bob de son vivant. Tou
t le monde veut écouter, voir, toucher Bob... Il devient même si important que la C.I.A. s'intéresse à lui : on considère au vu de sa stature et de son autorité morale qu'il est tout à fait apte à déstabiliser la Jamaïque, alors en pleine ébullition.
Il faut dire qu'en 1976, comme à chaque année d'élection, l'île sous le soleil devient le champ de bataille des deux (gangs?) partis politiques en compé
tition, le P.N.P. (la gauche) et le J.L.P. (la droite) et que l'on compte chaque fois des dizaines de morts et de blessés suite à des réglements de comptes. Si un artiste comme Bob Marley venait à soutenir l'un des deux camps, la victoire de celui-ci était assurée.
C'est probablement pour ça qu'en septembre 76, Bob Marley est victime d'un attentat perpétré à son propre domicile. Une demi-douzaine d'hommes cagoulés font irruption au 56 Hope Road et arrosent la maison à la mitrailleuse. Miraculeusement,
Bob s'en tire avec une balle qui traverse son bras et une dans la poitrine; Rita, sa femme, est blessée d'une balle dans la tête. Le plus touché est Don Taylor, le manager des Wailers, qui récolte cinq balles dans le dos et qui jonglera pendant plusieurs jours entre la vie et la mort. Sous le choc, les Wailers trouvent magré tout le courage et la force de participer à un concert prévu 3 jours plus tard, encadrés il est vrai par d'importantes forces policières. Au terme de la prestation la plus enragée qu'il donnerait jamais (en particulier une version de War à hérisser l'échine), Bob Marley part se réfugier en Angleterre. Il ne verrait plus la Jamaïque pendant deux ans.



1. POSITIVE VIBRATION

Pour cet album, les Wailers changent encore de formation : Al Anderson s'en va, remplacé par Don Kinsey (guitariste américain de fusion), Earl "Chinna" Smith le seconde aux guitares ; Tyrone Downie a gagné sa place de Wailer à plein temps. Le son général du disque s'affine encore un peu plus, selon le désir de Bob. Preuve qu'il avait vu juste, l'album sera sa plus grosse vente de son vivant.
Il faut dire qu'avec des titres comme celui-là, difficile de résister à la vibration Rasta. Le texte, plein de positivisme, positionne les Rastamen en élus du Ciel ("L'amour de Jah nous protège") et encourage à la solidarité universelle ("Pourquoi ne pas en aider un autre?"). Pas étonnant donc, que dès cette période, beaucoup de gens se sentiront influencés par les paroles de Marley et qu'au fur et à mesure de son oeuvre, il deviendra un guide et un réconfort.

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2. ROOTS ROCK REGGAE
Au niveau rythmique, on ne peut pas faire plus "Reggae" que cette chanson : la mise en place des instruments est redoutable et les arrangements sont dépouillés au maximum. Idéal pour chanter "voici ce qu'est le Reggae"... Don Kinsey intervient discrètement avec des riffs de guitare Blues, contre-balancé par un solo de saxo pertinent.
C'est vraiment le genre de morceau qui a permis au Reggae de gagner du terrain ; l'expression du titre, "Roots, Rock, Reggae" sera souvent reprise par tous les acteurs de la scène jamaïcaine, lorsqu'ils répondront aux journalistes sur ce qu'est le Reggae.

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3. JOHNNY WAS
Bob quitte provisoirement les chemins du Reggae pur et signe cette ballade digne de "No Woman, No Cry". Il décrit une scène malheureusement trop courante dans le ghetto : la mort d'un jeune qui s'est retrouvé par hasard au milieu d'un règlement de comptes entre gangs. Et alors qu'il aurait pu traiter ce thème par un style dur et combatif, il choisit la douceur et s'attarde sur la douleur de la mère de la victime.
Cela ne l'empêche pas de faire allusion aux vrais responsables du drame et d'égratigner une fois de plus le système. Ayant grandi dans le ghetto et n'étant pas bien vieux lui-même, on comprend facilement combien Bob se sentait proche de ces familles qui ont perdu un des leurs dans de telles circonstances.

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4. CRY TO ME
Une petite chanson légère, une mise en garde contre la malhonnêteté dans les rapports sentimentaux. La morale de l'histoire est qu'à vouloir tromper l'autre, on ne gagne que des ennuis. Mais Bob était-il réellement le mieux placé pour en parler ?
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5. WANT MORE
Que ceux qui doutent que Bob était bien le Roi du Reggae écoutent ce titre ! Tout y est : la rythmique "montagne russe" (encore un coup de chapeau aux frères Barrett), la guitare blues plaintive, les choeurs tout droit sortis des meilleurs groupes de la Motown et la voix inspirée de Bob, qui vit littéralement ce qu'il chante. Un must !
Pour le fond, il s'agit d'une condamnation du système (une de plus!). C'est du moins ce qu'on doit comprendre puisqu'encore une fois, l'ennemi est ce "Ils" indéfini. "Ils te poignardent dans le dos, en clamant que tu ne regardais pas". Mais cette fois, les injonctions de Bob sont plus virulentes : "Vous croyez que c'est la fin, mais ce n'est que le début", "Tombez, les tireurs en traîtres !". Enfin, Bob lance un appel au calme ("Maintenant que vous avez ce que vous voulez, vous en voulez encore ?"). Il faut préciser que l'année de sortie de l'album fut l'année la plus tendue en Jamaïque sur le plan politique.
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6. CRAZY BALDHEADS
Une autre démonstration de la suprématie des Wailers dans leur domaine, sur un fond de Reggae roots à se taper la tête contre les murs. D'ailleurs, le titre deviendra un passage obligé lors des concerts, où Bob le mélangeait judicieusement à "Running Away" (même tempo, mêmes accords). Al Anderson tient la guitare une dernière fois sur ce morceau, avant de rejoindre provisoirement le groupe de Peter Tosh. Il reviendra dans les Wailers pour la tournée de "Kaya" (78).
Cette fois, Bob désigne clairement l'ennemi, à savoir les "baldheads", les "têtes chauves", ainsi nommées car ils ne portent pas de dreadlocks. On s'en doute, cela s'adresse principalement aux politiques, aux financiers, bref, à ceux qui ont le pouvoir. La rupture est claire et sans équivoque : "construisez nos pénitenciers, on construira vos écoles". Et les grands mots sont lâchés : "Education lavage de cerveau", "esclaves de ce pays", "l'arnaqueur et ses arnaques"... De grandes vérités pas toujours faciles à entendre.

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7. WHO THE CAP FIT
Modernisation d'un vieux titre des Wailers ("Man To Man"), "Who The Cap Fit" est une compilation de dictons de la sagesse populaire, tournant autour du thème de l'hypocrisie. Qui sont les vrais amis et les profiteurs ? C'est un Bob souvent trahi par son entourage qui l'affirme : "Seuls tes amis connaissent tes secrets, donc eux seuls peuvent les révéler". Ce qui ne l'empêche pas de resservir la soupe aux Rastas, en disant que "Celui que Jah a béni, personne ne peut le maudire".
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8. NIGHT SHIFT
Cette chanson fut écrite et souvent remaniée bien avant sa première parution sur un disque. Elle date de l'époque où Bob vivait à Wilmington, Delaware (USA) avec sa mère. En effet, dans l'espoir de créer son propre label en Jamaïque car il ne vivait pas encore de sa musique, Bob chercha du travail là où il y en avait, à savoir en Amérique. Il décrocha un job de nuit sur une chaîne des usines Chrysler. Il évoque cette - pénible - expérience dans "Night Shift", l'équipe de nuit. Il commentera lui-même cette période en disant : "trop chaud, trop bruyant, trop rapide".
Un job qu'il quittera lorsque les services de recrutement de l'armée américaine s'intéresseront à lui comme potentielle chair à canon pour le conflit vietnamien. "Il y a des Babylones meilleures que d'autres", expliquera-t-il en riant.

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9. WAR
LA chanson de l'album, par ailleurs le plus Rasta de la carrière de Bob. Et une des chansons majeures du répertoire de Bob Marley. Rappelons, pour ceux qui arriveraient tout juste, que le texte de "War" est un discours prononcé par Sa Majesté Impériale Haïlé Sélassié aux Nations-Unies en 1968. Evidemment, Bob l'a légèrement remanié pour le faire entrer dans le cadre d'une chanson. Le discours d'origine s'appelle "Ce que la vie m'a enseigné, je veux le partager avec ceux qui ont envie d'apprendre".
Tout le talent de Marley est de transcender chaque mot au fil d'une mélodie dramatique, qui prendra réellement toute sa dimension sur scène. Précipitez-vous sur n'importe quelle K7 vidéo qui propose ce titre en live pour vous en convaincre : vous ne verrez pas un artiste en train de chanter, mais un envoyé du ciel en train de délivrer la bonne parole ! Du Marley dans toute sa splendeur, avec ses suppliques, ses accusations, et tout ça sur deux accords.

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10. RAT RACE
Autre chanson capitale, peut-être la plus forte sur le sujet de la politique, appelée ici la "course de rats". Bob, qui se défendait sans cesse de faire de la politique, a malgré lui beaucoup influé sur ce qui se passait en Jamaïque en cette année d'élection. Pour preuve, c'est cette même année, après la sortie de l'album, qu'il fut victime d'un attentat dont il sortit miraculeusement indemne. Pourtant, Bob ne fait que décrire la réalité : "La violence politique remplit la ville", "Dans l'abondance d'eau, l'imbécile à soif"... "Rasta ne travaille pas pour la C.I.A.", ça a le mérite d'être clair. Ce qui, on le suppose, ne plaît pas à tout le monde. . Encore moins quand l'auteur de ces mots est en train de devenir plus important que le Premier Ministre. Suite à l'attentat, Bob s'installera en Angleterre où il restera presque deux ans.
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# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:41

Modifié le mercredi 10 août 2005 09:59

1977 - EXODUS

1977 - EXODUS
EXODUS
1977
(Tuff Gong Records)


1- Natural Mystic
(B. Marley)
2- So Much Things To Say
(B. Marley)
3- Guiltiness
(B.Marley)
4- The Heathen
(B. Marley)
5- Exodus
(B. Marley)
6- Jamming
(B. Marley)
7- Waiting In Vain
(B. Marley)
8- Turn Your Lights Down Low
(Bob Marley)
9- Three Little Birds
(B. Marley)
10- One Love/People Get Ready
(B. Marley / C.Mayfield)

Produit par : Bob Marley & The Wailers
Enregistré au :
Ingénieur du son : Karl Pitterson
Assistants : Guy Bidmead & Terry Barham
Mixé par : Aston Barrett, Chris Blackwell & Karl Pitterson
Photos : Adrian Boot & Neville Garrick
Design : Neville Garrick

Bob Marley : voix, guitares, percus.
Aston "Family Man" Barrett : basse
Carlton "Carlie" Barrett : batterie
Tyrone Downie : claviers, percussions & choeurs
Alvin "Seeco" Patterson : percussions
Julian "Junior" Marvin : guitares
The I-Threes (Rita Marley, Judy Mowatt,Marcia Griffith) : choeurs



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1977. "La guerre des étoiles" révolutionne le cinéma ; le "King" Elvis Presley laisse son trône à jamais vacant ; l'Angleterre prend feu sous l'impulsion de jeunes rebelles énervés, les Punks... Bob Marley s'y est installé, pour soigner ses blessures physiques et morales, loin de sa Jamaïque natale. Il travaille frénétiquement, imposant une discipline de fer à ses collaborateurs. Depuis l'annonce de l'attentat dans la presse, la communauté internationale a redoublé de sympathie et de respect pour le jeune Rasta.
Evidemme
nt, un épisode comme celui de la fusillade ne pouvait qu'inspirer un auteur prolifique comme Bob : il enregistre une vingtaine de titres, dont il sélectionne les dix meilleurs qui se retrouvent sur l'album Exodus. Pour la première fois, l'album se présente comme une médaille à double côté : la première face est sombre, engagée, mystique, organisée autour des thèmes de l'exil et de la malédiction ; la deuxième est une suite de titres légers de danse et de romance, où Bob montre qu'il peut être un irrésistible crooner. L'album se conclut sur One Love/People Get Ready qui ouvre les portes sur l'espoir de jours meilleurs.
Le p
oint fort de l'album est le titre Exodus, longue plage de 7 minutes 30 sur une nouvelle variation hypnotique du rythme Reggae, le "Rocker". Exodus marque également l'arrivée de Junior Marvin dans le groupe. Junior est un jeune guitariste très doué qui deviendra rapidement une aide précieuse pour Bob concernant les arrangements des chansons. D'ailleurs, le son de l'album n'a guère vieilli quand on le ré-écoute aujourd'hui.
Exodus
-album et 45-tours- se vendront bien, faisant même une petite percée dans les charts américains, territoire ô combien convoité par Bob et surtout Chris Blackwell (rien de surprenant quand on connaît le potentiel commercial des U.S.A...). Quant aux critiques, ils sont contents de retrouver un Bob virulent, fier et combatif.
Comme de coutume, la sortie du disque précède une tournée mondiale chaque fois plus longue, chaque fois plus chargée, faisant halte dans de nouveaux pays. Cette année-là, les Wailers passaient par Paris, au Pavillon Baltard. Quelques heures avant le concert, ils disputèrent un match de foot amical contre une équipe de journalistes français (inutile de rappeler qu'ils étaient tous, Bob en tête, des dingues du ballon rond). Dans une action chaude, Bob fut victime d'un méchant tacle qui lui arracha la moitié du gros orteil. Il continua la tournée en souffrant le martyr.
Au bout d'
un certain temps, n'y tenant plus, il se décide à voir un médecin qui lui annonce le verdict : des cellules cancéreuses se développent. L'alternative est simple : soit Bob se fait amputer de l'orteil, il guérira vite et la tournée pourra reprendre, soit il garde son orteil, mais le traitement sera plus long et la tournée devra être annulée.
Il choi
sira de garder son orteil, contre l'avis de Blackwell et des promoteurs de la tournée qui voient leurs bénéfices partir en fumée.

# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:42

Modifié le vendredi 09 septembre 2005 09:06

BABYLON BY BUS

BABYLON BY BUS
Bob profita d'un break dans la tournée pour effectuer son premier voyage en Afrique. Il visita l'Ethiopie et les lieux rattachés à la mémoire de Sélassié, et traversa ensuite quelques pays voisins. Il prit connaissance de la révolte brûlante qui faisait rage au Zimbabwe, où une poignée de rebelles luttait pour l'indépendance du pays. Il se sentit proche de cette cause, et ce voyage avait consolidé son identité d'Africain.
Mais
toujours pas d'album en vue. Chris Blackwell avait peur qu'en l'absence de Bob sur la scène internationale, les gens passent à autre chose. Il décida donc de sortir un album-live, souvenir de la tournée "Kaya 78".
Au final, le double-album intitulé Babylon By Bus réunit d'impeccables versions concerts des plus grands tubes du groupe. Bob insista pour que l'album sonne Rock, avec des guitares en avant. Les frères Barrett y font la démonstration de leur talent et prouvent qu'ils sont bien la meilleure rythmique de toute la scène Reggae.
Une fois de plus les critiques sont mitigées : certains reprochent à Marley de faire dans la facilité, en expliquant par exemple que c'est la quatrième apparition du titre Lively Up Yourself sur un disque des Wailers (toutes périodes confondues) ; d'autres ne voient guère l'utilité d'un live après le fabuleux album du Lyceum de 1975...
Le
fait est que cela fait plus de deux ans que Bob n'a pas enregistré de nouvelles chansons.
Ma
is son retour en Jamaïque et son voyage en Afrique ont rafraichi la créativité du chanteur ; de plus, pendant la fin de la tournée, il supervisait la construction de son tout nouveau "Tuff Gong Studio", la structure d'enregistrement la plus moderne et la plus importante de Jamaïque (encore aujourd'hui).

# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:43

Modifié le vendredi 09 septembre 2005 09:01

1979 - SURVIVAL

1979 - SURVIVAL
SURVIVAL
1979
Tuff Gong Records


1- So Much Trouble In The World
(Bob Marley)
2- Zimbabwe
(Bob Marley)
3- Top Rankin'
(Bob Marley)
4- Babylon System
(B.Marley)
5- Survival
(B. Marley)
6- Africa Unite
(B. Marley)
7-One Drop
(B. Marley)
8- Ride Natty Ride
(B. Marley)
9- Ambush In The Night
(B. Marley)
10- Wake Up And Live
(B. Marley/A. Davis)


Produit par : Bob Marley & The Wailers & Alex Sadkin
Enregistré au : Tuff Gong Recording Studio, Kingston, Jamaïque
Ingénieur du son : Alex Sadkin
Assistants : Errol Brown, Chiao, Dennis Thompson, Philip Zadie
Mixé par : Alex Sadkin, Bob Marley & The Wailers
Design : Neville Garrick

Bob Marley : voix, guitares, percussions
Aston "Family Man" Barrett : basse
Carlton "Carlie" Barrett : batterie
Tyrone Downie : claviers, percussions
Alvin "Seeco" Patterson : percussions
Julian "Junior" Marvin : guitares
Al Anderson : guitare solo
Earl "Wire" Lindo : claviers, orgue.
The I-Threes (Rita Marley, Judy Mowatt, Marcia Griffith) : choeurs



Découvrir l'Afrique et ses problèmes politiques ont inspiré à Bob une foule d'idées nouvelles. Impatient, il se met au travail dans son tout nouveau studio d'enregistrement et peaufine le disque pendant une bonne partie de l'année 79. Initialement intitulé Black Survival , l'album sort finalement sous le titre Survival, par respect pour le public blanc qui a supporté Bob depuis le début. C'est l'album du triomphe.
La presse internationale
est ébahie : d'abord, le disque est 100% nouveau, sans reprise de vieux titres des Wailers ; en outre, c'est le retour de l'engagement et du militantisme, organisés autour d'un thème central : l'unité africaine. Plus de chanson d'amour, plus de remplissage. L'album est d'une rare densité. Et les chansons sont tout simplement à tomber...
Bob Marley gagne définitivement son statut d'autorité morale, de Rastaman suprême. Les Nations-Unies lui décernent la médaille de la Paix ; il est fait citoyen d'honneur de la Nouvelle-Zélande ; les disques d'or pleuvent de partout. Le monde entier l'invite à venir jouer sa musique... Les ventes de l'album s'emballent,
sauf aux USA. Marley et les siens convoitent depuis longtemps le nouveau continent, sans vraiment parvenir à faire passer le message Rasta à une communauté noire pourtant importante. Mais lui et Chris Blackwell comptent bien sur Survival et sur la tournée à venir pour rallier à leur cause le public américain.
La tournée sera longue et fatigante. Quatorze musiciens sur scène, une sono gigantesque, des dates au Japon, en Amérique Latine, en
Australie... Les Wailers sont devenus une énorme machine de spectacle.
En rentrant de la tournée, une sacrée surprise les attend en Jamaïque : Bob Marley et son groupe sont les invités d'honneur des cérémonies d'indépendance du Zimbabwe. Pourquoi eux ? Parce que la chanson de Bob du même nom avait servi d'hymne aux résistants et que l'oeuvre toute entière du Rasta a influencé et soutenu le mouvement pour la libération du pays. Ce fut la consécration, l'accompliss
ement du travail de Bob depuis le début ; il faisait dorénavant partie de l'histoire...
Le voyage au Zimbabwe fut mémorable. Celui au Gabon, pour l'anniversaire du président Bongo, fut un fiasco : Bob y apprit que Don Taylor, le manager des
Wailers, l'arnaquait depuis des années. En rentrant d'Afrique, Bob paraissait fatigué, amaigri. Il ne parlait plus beaucoup, se renfermait sur lui-même. Il préparait pourtant un nouveau disque, le dernier de son vivant, alors que s'amorçait le virage vers les années 80.

# Posté le dimanche 24 avril 2005 09:43

Modifié le lundi 22 août 2005 19:38